Joseph BERNARD (1866-1931)

Joseph BERNARD (1866-1931)

Né à Vienne (Isère), Joseph Bernard est le fils d’un modeste tailleur de pierre et dès l’âge de 12 ans, il quitte l’école et fait ses premiers pas dans la sculpture sur les chantiers de son père avec son frère Louis et acquiert ainsi une bonne connaissance du marbre et de la pierre.

En 1881, il a 15 ans et obtient une bourse de la ville pour aller étudier à l’École des Beaux-Arts de Lyon où il ressort avec très bon niveau et entre, en 1887, à l’École des Beaux-Arts de Paris où il étudie dans l’atelier de Jules Cavelier.

Il s’inscrit également aux cours de peinture de Jules Lefèbvre et de Gustave Boulanger.

Durant cette période, il acquiert une formation classique d’après le modèle vivant et les plâtres, nourri par le dessin qu’il pratique, au détriment du modelage de la terre.

Mais cet enseignement classique et un peu rigide ne correspond pas aux attentes de ce jeune sculpteur et suit les cours de sculpture d’ Henri-Charles  Maniglier.

Malgré tout, il subit l’influence d’Auguste Rodin et présente au Salon en 1891 « L’espoir Vaincu » qui n’est pas sans rappeler le penseur de Rodin.
Il débute au Salon des Artistes Français en 1892 ;

La sculpture ne lui permet pas de gagner sa vie correctement et gagne difficilement sa vie. Très indépendant, il refuse des places de praticien et travaille de nuit dans une imprimerie jusqu’en 1911.

En 1900, il s’installe à la cité Falguière à Paris (cité d’artistes), et, c’est durant ces années, entre 1905 et 1913, que Joseph Bernard crée l’essentiel de son œuvre sculpté.

En 1905, il renoue avec la taille directe en sculptant « L’effort vers la nature ».

Vers 1907-1910, il collabore avec la fonderie Adrien Hébrard qui édite ses sculptures en bronze et l’expose, participant ainsi à la diffusion de son travail.

Il expose régulièrement au Salon d’Automne entre 1910 et 1930

En 1921, Il installe définitivement son atelier à Boulogne Billancourt. Les année 1920 marquent le début de son succès. Il est considéré comme l’égal de certains de ses contemporains comme Antoine Bourdelle, Aristide Maillol.

Il participe régulièrement aux expositions « La Douce France » organisées par Emmanuel de Thubert pour promouvoir la taille directe.

En 1930, Il donne des cours à la grande Chaumière

Il s’éteint le 7 janvier 1931