SCULPTURE – 19TH
Joseph BERNARD
« Jeune fille à la toilette » ou « Jeune fille se coiffant assise »
Exceptionnelle fonte au sable certainement par Alexis Rudier – Sans trace de fondeur
D’après le plâtre original crée en 1912
Signée « J. BERNARD » à la base du tertre à l’arrière et numérotée 1
Ce modèle fut exposé sous le numéro 851 à l’Exposition des Arts Français de Barcelone en 1917 (étiquette de l’exposition au dessous)
Catalogue de l’exposition joint
Dimensions:
Hauteur : 64 cm
Largeur: 24 cm – Profondeur : 22,5 cm
En rapport avec l’œuvre :
C’est au Salon d’Automne de 1912 que Joseph Bernard présente l’original en plâtre de cette sculpture destinée à l’édition en bronze.
1914, c’est la date qu’avancent certaines sources correspondant probablement à la première fonte de cette figure féminine, poétique et délicate.
Extrait :
« L’anatomie féminine est traitée différemment selon les matériaux …dans le plâtre, il modèle le corps, travaille la surface et joue sur la finesse des bras accentuée pas les vides qui aèrent la composition créant une impression de grâce et de fragilité …..La pierre lui fournit l’occasion d’inventer des formes féminines plus pleines, une harmonie plus apaisée, … Joseph Bernard adopte un canon féminin différent selon le matériau utilisé »
Pierres et marbre de Joseph Bernard de Paul-louis Rinuy – Fondation Coubertin – page 41,42.
Bibliographie : Modèle répertorié dans l’ouvrage « Joseph Bernard, Saint Rémy les Chevreuses » par René Julian – Edt Fondation Coubertin (1989) sous le n° 182, page 310 ;
Joseph BERNARD (1866-1931)
En 1881, il a 15 ans et obtient une bourse de la ville pour aller étudier à l’École des Beaux-Arts de Lyon où il ressort avec très bon niveau et entre, en 1887, à l’École des Beaux-Arts de Paris où il étudie dans l’atelier de Jules Cavelier.
Il s’inscrit également aux cours de peinture de Jules Lefèbvre et de Gustave Boulanger.
Durant cette période, il acquiert une formation classique d’après le modèle vivant et les plâtres, nourri par le dessin qu’il pratique, au détriment du modelage de la terre.
Mais cet enseignement classique et un peu rigide ne correspond pas aux attentes de ce jeune sculpteur et suit les cours de sculpture d’ Henri-Charles Maniglier.
Malgré tout, il subit l’influence d’Auguste Rodin et présente au Salon en 1891 « L’espoir Vaincu » qui n’est pas sans rappeler le penseur de Rodin.
Il débute au Salon des Artistes Français en 1892 ;
La sculpture ne lui permet pas de gagner sa vie correctement et gagne difficilement sa vie. Très indépendant, il refuse des places de praticien et travaille de nuit dans une imprimerie jusqu’en 1911.
En 1900, il s’installe à la cité Falguière à Paris (cité d’artistes), et, c’est durant ces années, entre 1905 et 1913, que Joseph Bernard crée l’essentiel de son œuvre sculpté.
En 1905, il renoue avec la taille directe en sculptant « L’effort vers la nature ».
Vers 1907-1910, il collabore avec la fonderie Adrien Hébrard qui édite ses sculptures en bronze et l’expose, participant ainsi à la diffusion de son travail.
Il expose régulièrement au Salon d’Automne entre 1910 et 1930
En 1921, Il installe définitivement son atelier à Boulogne Billancourt. Les année 1920 marquent le début de son succès. Il est considéré comme l’égal de certains de ses contemporains comme Antoine Bourdelle, Aristide Maillol.
Il participe régulièrement aux expositions « La Douce France » organisées par Emmanuel de Thubert pour promouvoir la taille directe.
En 1930, Il donne des cours à la grande Chaumière
Il s’éteint le 7 janvier 1931
