Louis-Eugène DEJEAN (1872-1953)

Louis-Eugène DEJEAN (1872-1953)

Louis-Eugène DEJEAN (1872-1953)

Après avoir été un an élève de l’Ecole des arts décoratifs, il travaille à 16 ans dans une maison de tissus, puis, pour un praticien où il fit « du marbre » jusqu’à son service militaire. Il entre ensuite dans l’atelier d’Antonin Carlès (1851-1919) où il apprend son métier de sculpteur en tant que praticien. Il occupera aussi cette fonction chez Rodin jusqu’à ce qu’un désaccord au sujet du Balzac ne les sépare (1909) – ce différant n’empêche pas Dejean d’exposer à ses côtés à la « Société Nouvelle ».

Si son passage dans l’atelier de Carlès avait fait de lui un praticien méticuleux, son passage chez Rodin lui permet d’aborder les volumes avec plus de force. Il va tout d’abord développer un travail précis et décoratif sur des statuettes féminines en terre cuite, inspirées des Tanagras devant lesquelles il s’arrêtait durant ces visites au Louvre. Elles caractérisent les Parisiennes des années 1900 aux longs manteaux, longues jupes et corsets (Femme à la canneMélancolieEn promenade). Il va les exposer avec succès à la Société Nationale des Beaux-Arts à partir de 1899, salon où il est présent presque chaque année (il est sociétaire de ce Salon ainsi que du Salon des Tuileries et du Salon d’Automne).

Il ne limite pourtant pas son travail à ses Tanagras modernes. Il va revenir à une sculpture plus monumentale qu’il réalise dans son grand atelier à Neuilly. La Maternité (1910) indique une évolution vers un art plus large qui rejette le pittoresque pour mieux rechercher la plénitude de la forme. Cette tendance se marque encore davantage dans les œuvres suivantes : Boxeur au reposFemme assiseNarcisse, Jeune Lutteur, et diverses autres figures dont le torse de femme exposé au Salon des Tuileries de 1926. Ainsi, de l’art nerveux et coloré des statuettes du début, Dejean aboutit à un style large préoccupé uniquement de réalisations sculpturales, notamment illustré par le Monument aux morts de Saint-Ouen (1914-1918).
Il reçoit une commande en 1933, de la Paix, rebaptisée l’Accueil, grande figure en bronze érigée pour la salle à manger des premières classes du paquebot Normandie. En 1937, il réalise pour le Palais de Tokyo à Paris une des quatre Nymphes couchées qui entourent le bassin. Il affirme là son goût pour la beauté des corps, bustes et nus en particulier. La mairie du Ve arrondissement à Paris abrite le Marteleur et nombre de musées conservent des œuvres de Dejean : au Musée de Cambrai, Phrynée, commande de l’Etat en 1932 ; au Musée de Nantes, le Buste de Laurens ; au Musée de Sainte-Croix de Poitiers, Jeune fille se coiffant ; au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Eve (marbre), Orphée (pierre) ; à Roubaix, Jeune femme à genoux (pierre).

Il est connu également comme étant un des membres de la dite « Bande à Schnegg » qui comprenait, entre autres, d’anciens collaborateurs de Rodin : Bourdelle, Despiau, Wlérick, Pompon, Drivier, Dejean, Halou, Marque, Malfray, Niederhausern-Rodo, Cavaillon, Arnold, Jane Poupelet, Yvonne Serruys... Influencé à ses débuts par Rodin, il s’éloigne pourtant du lyrisme du maître pour s’orienter vers une sculpture calme, sereine, de plus en plus dépouillée, à la recherche de volumes simples et de compositions équilibrées.

Louis-Eugène DEJEAN (1872-1953)

Après avoir été un an élève de l’Ecole des arts décoratifs, il travaille à 16 ans dans une maison de tissus, puis, pour un praticien où il fit « du marbre » jusqu’à son service militaire. Il entre ensuite dans l’atelier d’Antonin Carlès (1851-1919) où il apprend son métier de sculpteur en tant que praticien. Il occupera aussi cette fonction chez Rodin jusqu’à ce qu’un désaccord au sujet du Balzac ne les sépare (1909) – ce différant n’empêche pas Dejean d’exposer à ses côtés à la « Société Nouvelle ».

Si son passage dans l’atelier de Carlès avait fait de lui un praticien méticuleux, son passage chez Rodin lui permet d’aborder les volumes avec plus de force. Il va tout d’abord développer un travail précis et décoratif sur des statuettes féminines en terre cuite, inspirées des Tanagras devant lesquelles il s’arrêtait durant ces visites au Louvre. Elles caractérisent les Parisiennes des années 1900 aux longs manteaux, longues jupes et corsets (Femme à la canneMélancolieEn promenade). Il va les exposer avec succès à la Société Nationale des Beaux-Arts à partir de 1899, salon où il est présent presque chaque année (il est sociétaire de ce Salon ainsi que du Salon des Tuileries et du Salon d’Automne).

Il ne limite pourtant pas son travail à ses Tanagras modernes. Il va revenir à une sculpture plus monumentale qu’il réalise dans son grand atelier à Neuilly. La Maternité (1910) indique une évolution vers un art plus large qui rejette le pittoresque pour mieux rechercher la plénitude de la forme. Cette tendance se marque encore davantage dans les œuvres suivantes : Boxeur au reposFemme assiseNarcisse, Jeune Lutteur, et diverses autres figures dont le torse de femme exposé au Salon des Tuileries de 1926. Ainsi, de l’art nerveux et coloré des statuettes du début, Dejean aboutit à un style large préoccupé uniquement de réalisations sculpturales, notamment illustré par le Monument aux morts de Saint-Ouen (1914-1918).
Il reçoit une commande en 1933, de la Paix, rebaptisée l’Accueil, grande figure en bronze érigée pour la salle à manger des premières classes du paquebot Normandie. En 1937, il réalise pour le Palais de Tokyo à Paris une des quatre Nymphes couchées qui entourent le bassin. Il affirme là son goût pour la beauté des corps, bustes et nus en particulier. La mairie du Ve arrondissement à Paris abrite le Marteleur et nombre de musées conservent des œuvres de Dejean : au Musée de Cambrai, Phrynée, commande de l’Etat en 1932 ; au Musée de Nantes, le Buste de Laurens ; au Musée de Sainte-Croix de Poitiers, Jeune fille se coiffant ; au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Eve (marbre), Orphée (pierre) ; à Roubaix, Jeune femme à genoux (pierre).

Il est connu également comme étant un des membres de la dite « Bande à Schnegg » qui comprenait, entre autres, d’anciens collaborateurs de Rodin : Bourdelle, Despiau, Wlérick, Pompon, Drivier, Dejean, Halou, Marque, Malfray, Niederhausern-Rodo, Cavaillon, Arnold, Jane Poupelet, Yvonne Serruys... Influencé à ses débuts par Rodin, il s’éloigne pourtant du lyrisme du maître pour s’orienter vers une sculpture calme, sereine, de plus en plus dépouillée, à la recherche de volumes simples et de compositions équilibrées.

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