SCULPTURE – 20TH

Joseph CSAKY

« Femmes assise sur ses genoux »

Epreuve en bronze à patine brun-rouge
Fonte d’édition de Delval, cachet de fondeur

Signée, datée 59 et numéroté 2/8
Hauteur : 30 cm

Bibliographie : Ce bronze est reproduit dans l’ouvrage de Félix Marcilhac, aux édition de l’Amateur, Paris 2007  sous le n° 1959-FM/d, page 382

Joseph CSAKY (1888-1971)

Né en 1888 à Szeged, en Autriche-Hongrie, Joseph Csaky s’inscrit à l’Institut Royal hongrois des Arts et Métiers. Déçu par le contenu traditionnel des cours, il quitte l’établissement au bout de 18 mois afin de poursuivre une carrière indépendante dans le modelage et la taille de pierre. Il exécute plusieurs commandes, dont un buste du comte de Karoly et part pour Paris en 1908.

Il prend un atelier à la Ruche, le refuge pour les artistes de Montparnasse et intègre de ce fait immédiatement la communauté internationale d’artistes qui fréquente le quartier Vaugirard.

Il commence par être l’assistant d’un marchand d’art, tout en fabriquant des moules pour des sculpteurs et en posant pour des artistes, avant de faire ses débuts au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1910-1911.

Il participe au Salon d’Automne et au Salon des Indépendant entre 1911 et 1923.

Csaky fut l’un des premiers sculpteurs, après Alexander Archipenko, à adapter les règles de composition cubistes au format tridimensionnel. Il déclara qu’il avait créé une nouvelle réalité grâce à laquelle on pouvait observer tous les aspects d’une sculpture sans avoir à tourner autour d’elle, c’est à dire simplement en déplaçant son regard dans l’espace.

Ardent promoteur du mouvement, Csaky fut nommé en 1911 secrétaire de la revue d’art moderne Montjoie. Parmi ses premières sculptures citons, « Tête d’Adolescent » en plâtre et figure de femme debout ». Il s’agir là de créations cubistes à part entière : des masses monolithiques affublées de bords tranchants qui courent d’un plan à l’autre. Les détails secondaires, comme les cheveux ou les plis, sont rendus au moyen de simples lignes gravées.

Lors du déclanchement de la Première Guerre Mondiale, Csaky rejoint le même régiment de la Légion Etrangère que Gustave Miklos. Démobilisé en 1919, il se consacre à nouveau à ses compositions abstraites, qui se réduisent dorénavant à un ensemble de cônes, disques, cylindres et sphères.

En 1920 il participe à l’exposition « Les Maîtres de Cubisme » qui se tient dans la Galerie de Léonce Rosenberg, rue de Baume. L’émigré hongrois fait désormais partie intégrante de l’élite artistique.

Au milieu des années 1920, Csaky commence à adoucir son approche cubiste fortement angulaire en empruntant au style plus figuratif en vogue dans les Salons parisiens, comme le démontre sa série d’études animalières de 1924.

Il a une prédilection pour le calcaire de Bourgogne, le cristal de roche, le granite et le marbre noir belge.

Membre fondateur de l’Union des Artistes Modernes (UAM), Csaky participe à son exposition inaugurale en 1930 au Pavillon Marsan et il exposera avec ce groupe pendant les deux années suivantes.

Tout au long des années 30, il participe à l’Exposition Internationale des arts et techniques, expose dans de nombreux musées, galeries en Europe et aux Etats Unis. Ses oeuvres sont acquises par de grands collectionneurs d’art moderne.

Conscient que le cubisme avait influencé la plupart de ses œuvres des premières années, Csaky veilla à ce que ce style n’étouffe plus sa créativité, surtout après 1940. Ses œuvres dénotent désormais un retour au figuratif, leurs contours gagnant par ailleurs en rondeur et en douceur, le mouvement prévalant sur la forme.

Malgré l’importance de son travail et la célébrité mondiale qu’il connut après une carrière de plus de soixante ans, il mourut dans la pauvreté.

Antoine-Louis BARYE (1795-1875)

Célèbre pour ses sculptures animalières, Antoine-Louis Barye (1795-1875) est un fils d’orfèvre, qui se forme au travail des métaux chez un équipementier militaire et chez Jacques-Henri Fauconnier. En 1818, il entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et fait son apprentissage dans l’atelier du sculpteur François Joseph Bosio et du peintre Jean-Antoine Gros.
Après plusieurs échecs au Grand Prix de Rome, Barye claque la porte des Beaux-Arts en 1825. Il s’oriente ensuite vers la sculpture animalière qu’il va remettre au goût du jour. Avec son ami Delacroix, il se rend régulièrement à la ménagerie du Muséum d’histoire naturelle ?pour étudier et observer les animaux. C’est en 1831 que Barye se fait connaître du grand public en exposant au Salon le Tigre dévorant un gavial (Louvre), œuvre mettant en scène un violent combat « d’une impressionnante virtuosité ».
Deux ans plus tard, il triomphe avec le Lion au serpent en plâtre, qui sera également exposé avec succès dans sa version en bronze lors du Salon de 1836. Préférant le bronze au marbre jugé trop froid, l‘artiste multiplie les statuettes et les petits groupes animaliers qu’il fond et cisèle lui-même. Après une période difficile, le Second Empire lui offre un second souffle.
L’artiste a un atelier au Louvre puis il devient professeur de dessin d’histoire naturelle à l’Ecole d’agronomie de Versailles et il est nommé professeur de dessin de zoologie au Muséum. A cette époque, il forme de très nombreux élèves et les éditions de ses bronzes se multiplient.
Barye meurt à l’âge de 95 ans laissant derrière lui une importante production de dessins, aquarelles et peintures ainsi que des sculptures, pièces d’orfèvrerie.
Ses œuvres sont visibles aux musées du Louvre et d’Orsay.

Célèbre pour ses sculptures animalières, Antoine-Louis Barye (1795-1875) est un fils d’orfèvre, qui se forme au travail des métaux chez un équipementier militaire et chez Jacques-Henri Fauconnier. En 1818, il entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et fait son apprentissage dans l’atelier du sculpteur François Joseph Bosio et du peintre Jean-Antoine Gros.
Après plusieurs échecs au Grand Prix de Rome, Barye claque la porte des Beaux-Arts en 1825. Il s’oriente ensuite vers la sculpture animalière qu’il va remettre au goût du jour. Avec son ami Delacroix, il se rend régulièrement à la ménagerie du Muséum d’histoire naturelle ?pour étudier et observer les animaux. C’est en 1831 que Barye se fait connaître du grand public en exposant au Salon le Tigre dévorant un gavial (Louvre), œuvre mettant en scène un violent combat « d’une impressionnante virtuosité ».
Deux ans plus tard, il triomphe avec le Lion au serpent en plâtre, qui sera également exposé avec succès dans sa version en bronze lors du Salon de 1836. Préférant le bronze au marbre jugé trop froid, l‘artiste multiplie les statuettes et les petits groupes animaliers qu’il fond et cisèle lui-même. Après une période difficile, le Second Empire lui offre un second souffle.
L’artiste a un atelier au Louvre puis il devient professeur de dessin d’histoire naturelle à l’Ecole d’agronomie de Versailles et il est nommé professeur de dessin de zoologie au Muséum. A cette époque, il forme de très nombreux élèves et les éditions de ses bronzes se multiplient.
Barye meurt à l’âge de 95 ans laissant derrière lui une importante production de dessins, aquarelles et peintures ainsi que des sculptures, pièces d’orfèvrerie.
Ses œuvres sont visibles aux musées du Louvre et d’Orsay.

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